« L'Univers est vaste. Ses paysages, sa faune, sa flore, ses cultures et ses mystères sont d'une innombrable variété et l'histoire qui a façonné les mondes est trop longue pour être résumée. Ainsi, les érudits étudient et consignent les facettes de cette réalité en de larges ouvrages. C'est en l'un d'eux que vous trouvez réponse à vos questions. »
Le fait que l'obsession pour la beauté des Panolis les ait poussé dans la direction de l'accumulation de richesse est surprenant, mais, retrospectivement, on ne peut plus plausible. Après tout, la beauté comme la richesse sont toutes deux une valeur qu'on donne aux choses. - Chancey Norwich, Sorcière du Nord
Les Panolis sont des paons humanoïdes. Plutôt petits, ils mesurent entre un mètre cinquante et un mètre soixante-dix. Cependant, leur queue, une fois déployée, atteint les deux mètres cinquante de rayon, leur donnant une apparence des plus marquantes et impressionnantes. La majorité de leur taille est occupée de leur cou, qui mesure à lui seul trente centimètres, et se termine par leur tête, plutôt petite, et leur bec acéré. Ils sont dépourvus de bras, ayant à la place des ailes suffisamment préhensible pour les utiliser comme tels. Ils préfèrent cependant utiliser leurs pattes postérieures pour effectuer la plupart de leurs tâches, ces dernières étant bien plus habiles.

Les Panolis peuvent être de nombreuses couleurs. La plus commune est la bleue, mais il y en a également des verts pins, des marron, des noirs ou, plus rares, des blancs. Les motifs sur leur queue, en forme d’yeux, varient d’un individu à l’autre et sont, dans leur détail, unique à chaque Panolis. Ces motifs sont d’ailleurs tous consignés, et la croyance veut qu’un individu naissant avec les mêmes motifs qu’un Dyrvar décédé soit sa réincarnation.
D’un point de vue alimentaire, les Panolis sont omnivores, se nourrissant majoritairement de fruits, mais ne boudent pas des mets d’origine animale de temps à autre. Ce statut les met naturellement en conflit avec certaines espèces de Dyrvars végétaux, tandis que leur statut de gallinacées les rend également assez antagonistes des Dyrvars Loups et autres Lynx. Cependant, cette antipathie n’est pas suffisante pour leur refuser l’accès à leur commerce. Après tout, les bons comptes font les bons amis…
Les symboles sur la queue de chaque Panolis est unique, et le suit toute sa vie : c'est sa signature, et une manière de le reconnaître tout aussi fiable - voir même plus - que son visage. Il est dit que deux Panolis avec le même symbole ont la même âme, aussi les enfants sont-ils souvent emmenés dans l'Autel du Paon Illusoire de Corbel, où chaque Panolis laisse, symboliquement, une plume de sa queue. Là-bas, son symbole est comparé avec les symboles d'un mort illustre, afin de vérifier s'il n'est pas la réincarnation d'un Dyrvar de renom. Si tel est le cas, il n'est pas rare que l'enfant soit pris sous l'aile d'une des grandes familles de Corbel, cherchant à s'associer à la gloire émanant d'un tel symbole.
Ne jamais croire ce que dit un Panolis. Tel est le premier et principal a priori qu'ont les différentes races de la Brèche sur les descendants de Panol. Les enfants du Dieu de la Beauté se sont en effet fait une réputation de marchands redoutables et de beaux parleurs avérés. Connus pour leurs couleurs chatoyantes, on attend en général des Panolis qu'ils se fassent remarquer, et ce pour leur plus grand plaisir : rien ne fait plus plaisir à un paon que d'être au centre de l'attention, que ce soit directement, par sa présence, ou indirectement, par la représentation du symbole ornant sa queue sur divers oeuvres d'art.
En plus de leur aspect mercantile, les Panolis sont connus comme des afficionados des arts, surtout de ceux qu'ils appellent "arts nobles" : la peinture, la sculpture, le dessin, le théâtre... Bref, tout ce qui doit être vue. La musique, la littérature et autres arts moins visuels sont tout de même appréciés par les habitants de Corbel, mais sont vus comme étant d'un rang inférieur. Plus que de simples amateurs, les Panolis sont également réputés comme des artistes eux-mêmes très doués, nombreux parmi les plus grands maîtres de la Brèche étant issus de leurs rangs.
Les Panolis disposent de deux traits d'espèce, différents en fonction de leur ethnie. Les sang-mélés (hybrides entre un Panolis et une autre race) ne prennent que le premier de ces traits.
Les Panolis sont naturellement beaux, bien plus que les autres races, et disposent d'un bonus permanent à leur Faste.
Les Panolis sont capables de voler en utilisant leurs ailes et leur queue. Ne pouvant pas utiliser leurs ailes pour autre chose pendant ce temps, ils tendent à utiliser à la place leurs pattes postérieures, aussi habile, pour manipuler des objets quand ils fendent les cieux.

Les Panolis, vivent à Corbel, la Belle Ville, qui se trouve à l’ouest du Bassin Dvar dans la Clairière de l'Est. L’endroit est idyllique, les Panolis ayant eu l’aide, à sa fondation, du Sorcier du Sud de Karna et de sa maîtrise des Arts Karniques pour remodeler l’endroit en la plus parfaite des vallées. Les fleurs y fleurissent toute l’année et les animaux, dociles, rendent la vie facile à ses habitants. En plus de ceux habitant à Corbel même, nombreux sont les Dyrvars Paons menant un mode de vie plus nomade, traversant la Brèche au sein des Caravanes Panolis, cherchant pour la plupart à faire fortune avant de revenir à Corbel. Enfin, les dirigeants de Corbel ne vivent pas dans la cité même, mais plutôt à Karna, grâce à un antique accord avec les Alfars de Lumière. Immortels, ils guident le développement de la Belle Ville avec la sagesse apportée par les années. Il n'est pas possible de jouer un Panols Immortel à son arrivée en jeu.
Les Panolis sont nés il y a bien longtemps de l'union de Panol, Dieu de la Beauté, et de la Gardienne, Déesse de l'Amour. Comme toutes les autres races Dyrvars, les Panolis ont grandement souffert du joug de l'Empire Neivar, lors du Premier Âge, et ont participé à sa destruction aux côtés des Alfars et des Manars. Bien que très peu de choses aient été conservés de cette époque, il subsiste encore des plumes provenant de la queue des plus grands héros ayant contribués à la défaite des Neivars, précieusement entreposés au sein de l'Autel du Paon Illusoire de Corbel.