Certains peuples de la Brèche sont de ceux qui sont partout - ou nulle part - chez eux. Que ce soit en s'intégrant aux autres cultures ou en voyageant au travers des Clairières, les cultures que nous nommons "Nomades" sont en général des modèles de résiliences et d'aptabilités. - Chancey Norwich, Sorcière du Nord
Les Nomades
Les cultures dites "Nomades" sont les cultures n'ayant pas de foyer d'influence attitrés, mais étant réparties au sein de la Brèche. On distingue deux types de cultures nomades : celles dites "sédentaires", qui indiquent les cultures s'étant répandues, mais dont les foyers ne bougent aujourd'hui plus, et les cultures véritablement nomades, pour indiquer celles propagées par des individus ne restant pas à un seul endroit, mais se déplaçant au travers de la Brèche.
Les Nomades sédentaires
L'appellation "Nomade sédentaire" peut parfois faire rire, mais cet oxymore désigne les espèces ayant une forme d'unité culturelle, aussi ténue soit-elle, et étant pourtant répartie au travers de l'intégralité de la Brèche, sans point d'origine particulier. Quatre culture sont particulièrement connue au travers de la Brèche pour être de ce type :
- Les Alfars Sombres, alfars exilés de Karna qui se sont répandus au travers de la Brèche suivant leur banissement. Peu d'entre eux firent le choix de rejoindre les Alfars Ancestraux, la plupart s'intégrant au sein des cultures pré-existantes, avec cependant des points communs les unissant tous.
- Les Zels, Dyrvars Mouches enfants de la Déesse de la Putréfaction. Vivant dans des communautés s'installant à divers endroits de la Brèche, ils sont en général laissés seuls par les autres espèces, car la colère de Zazel tend à s'abattre impitoyablement sur ceux qui attaquent ses enfants.
- Les Fabulas, Dyrvars Trèfles et enfants de la Déité de la Chance. Ceux-ci s'assemblent souvent au sein de casino où règnent les valeurs de leur Déité, sans pour autant se restreindre à une aire géographique précise.
Les véritables Nomades

A l'opposé des nomades sédentaires, les véritables nomades sont des cultures voyageant au travers de la Brèche, ne s'arrêtant en général que quelques jours avant de reprendre leurs éternelles pérégrinations. Les plus connues sont les suivantes :
- Probablement le plus connu des modes de vie nomades, les Caravanes Maalkvi sillonnent la Brèche, cherchant sans fin le rêve de leur peuple sous le regard des étoiles. Faisant face à un important préjudice de la plupart des races, les Neivars de cette tribu évoluent surtout dans l'Empire de Pierre et la Vallée des Dames, mais il existe une caravane ayant le droit de naviguer au sein des Royaumes Frels. Encore plus étonnant, une caravane des anciens maîtres de la Brèche s'est même retrouvée dans la Clairière du Nord, là où elle fut accueillie les bras ouverts par les différents clans Skald, qui ne semblent pas partager la haîne des autres peuples à leur sujet.
- Tout aussi détestée, l'ombre de Skalheim, la forteresse volante des effrayants Mühnirs, vogue dans les cieux de la Brèche, semblant en faire le tour à un rythme périodique. Dès lors que celle-ci apparaît dans le ciel, les habitants s'abritent, craignant que les terribles corbeaux ne soient là pour mettre un terme à leur vie. Connus pour les ignobles Festins qu'ils firent par le passé, la demeure des Dyrvars Corbeaux est en générale surveillée par les puissances de la Brèche, qui cherche à déterminer où leur imprévisible courroux pourrait s'abattre par la suite.
- Bien que basées à Corbel, certaines caravanes Panolis sillonnent la Brèche en long, en large et en travers. Marchands itinérants, ils font leurs profits en transportant des biens exotiques, dont certains sont originaires de la mythique Clairière de l'Ouest, à des clients en quête de nouveautés. Leurs grandes processions colorées sont en général vue avec excitation par la population locale, même si la méfiance n'est jamais loin : tous savent qu'un Panolis ne reculent devant rien pour obtenir un profit.
- Ils existent également des Alfars de Lumière parcourant la Brèche, cherchant à faire le bien autour d'eux. Nommés les "Soleils Bienheureux", ces individus sont plutôt rares, si bien qu'en dehors des grandes villes, ils ne sont en général vus qu'une fois toutes les deux ou trois générations. Perçu par les peuples de la Brèche comme des bienfaiteurs issus des contes de fées, ils aident en général ceux qu'ils croisent à l'aide de leurs potions et de leur maîtrise impressionante du vivant leur étant offerte par les Arts Karniques.
- Finalement, encore plus solitaire que les autres nomades sont les Seraphims. Les Dyrvars Elephants, fils de la Déesse de l'Altruisme, parcourent seuls la Brèche, en quête de gens à aider dans leurs voyages. Polis à la faute, ils sont porteurs avec eux des messages et commandements de leur Déesse, tentant d'inciter les personnes qu'ils croisent à la bonté.