« L'Univers est vaste. Ses paysages, sa faune, sa flore, ses cultures et ses mystères sont d'une innombrable variété et l'histoire qui a façonné les mondes est trop longue pour être résumée. Ainsi, les érudits étudient et consignent les facettes de cette réalité en de larges ouvrages. C'est en l'un d'eux que vous trouvez réponse à vos questions. »
La Belle Ville est un environnement particulier. La Beauté y règne en mettre, mais l'ombre qu'elle cache est tout aussi grande. - Chancey Norwich, Sorcière du Nord
Corbel, aussi appelé le Berceau des Arts, est une petite ville se trouvant à l’Ouest du Bassin Dvar, non loin des frontières de l’Empire de Pierre. L’endroit est idyllique, les Panolis ayant eu l’aide, à sa fondation, du Sorcier du Sud de Karna et de sa maîtrise des Arts Karniques pour remodeler l’endroit en la plus parfaite des vallées. Les fleurs y fleurissent toute l’année et les animaux, dociles, rendent la vie facile à ses habitants.
Malgré cela, la quête de beauté est de richesse du Panolis a fini par remodeler l'endroit. Tandis que la ville intérieure est toujours d'une grande beauté, l'influence de Corbel a conduit plusieurs villes et villages, bien moins riches, à s'installer autour de celle-ci, créant des taudits plus pauvres, ou l'argent est la seule loi. Cette zone d'influence, les Terres Franches, bien qu'appartenant techniquement à l'Empire de Pierre, est laissée plus ou moins indépendante, et est le lieu de villégiatures de plusieurs bandes de mercenaires ou d'individu peu savoureux. C'est également là que se trouve le Bosquet Irvandi, lieu d'habitat de la Tribu Irvandi.

Voici les relations internationales importantes de Corbel :
Voici des exemples de personnages venant de Panol et des Terres Franches :
Corbel se trouve dans le Bassin Dvar, non loin de la bordure de la Sylve, enclavée par l'Empire de Pierre. Situé au sein d'une plaine fertile, la Belle Cité est notamment connue pour sa météo particulièrement clémente, et les doux reliefs qui l'entourent. D'un paysage très semblable à celui des Monts Verdoyants, au sein desquels elle se trouve, ses alentours sont tout de même plus impacté par l'utilisation du Ström dont ses habitants sont de grands consommateurs pour améliorer leur industrie. Malgré sa position excentrée au sein du Bassin, Corbel reste un carrefour nécessaire de la plupart du transit de marchandise, étant un point central sur le réseau des hypertains Dvars.
Au sein des Terres Franches, dans une petite forêt qui les cachent de l'extérieur, se trouve un village gardé par des mercenaires à la solde de Corbel. Ce village est le Bosquet Irvandi, lieu d'habitation de la Tribu Irvandi, plus récente des tribus Neivars. Ces membres sont les bienvenus à Corbel, où ils travaillent tous gratuitement, attendant passivement leur mort, en espérant que celle-ci ne les absolve des péchés passés de leur race.
Après la chute de la Ligue Septentrionale lors de la Stabilisation, les Panolis rejoignirent la Théocratie Gahr durant l'Ere de la Foi, vivant au sein de la cité aujourd'hui nommée l'Ancienne Corbel. En tant que descendant d'un des Dieux Sauvages, ils réussirent bien vite à se démarquer des autres Dyrvars, et à s'intégrer dans la structure de la Théocratie. Cela permit à plusieurs administrateurs et soldats haut-placés d'être des membres de leur espèce, fait grâce auquel ils gagnèrent encore d'avantage la confiance d'autres tribus Dyrvar, lesquelles passèrent peu à peu sous leur influence. Ainsi, lors de la fin de la Théocratie Gahr, les Panolis purent assez aisément garder stable les tribus alentours, fondant la nation qui serait connue sous le nom de Belle République.
Sous l'égide des Panolis, la Belle République continua d'exister de manière stable, occupant l'extrémité sud du Bassin Dvar pendant plus de 100 ans. Malheureusement, avec la chute de ce qui restait de la Théocratie, les Dvars finirent par se retourner contre elle, cherchant à la conquérir lors de la Guerre Aveugle. Bien que les armées de la Belle République réussirent à tenir pendant quelques temps, la fuite des Panolis, qui quittèrent l'Ancienne Corbel, précipita sa chute, les tribus Dyrvars, sans personne à leur tête, joignant une à une l'Empire de Pierre.
Partant vers l'Ouest, les Panolis en fuite finirent par croiser la route d'Aelfstan Southwich, Sorcier du Sud de Karna, qui leur proposa son aide. Il les aida à bâtir la nouvelle Corbel, celle connue de nos jours. S’entendant particulièrement bien avec eux, il finit par signer un pacte qui lie Corbel et Karna, permettant à certain Panolis d'accéder à l'immortalité au sein des Domaines de Lumière.
L'Ere des Rois fut particulièrement calme pour Corbel. La ville signa rapidement des accords commerciaux avec les nations Dvars environnante, se défendant assez pour qu'il soit trop problématique de l'attaquer, et se concentrant sinon sur la vénération de Panol. Pendant très longtemps, la cité resta ainsi une Cité Libre Dyrvar comme les autres, et ayant pour seul particularité son pacte avec Karna. Des troupes de Corbel participèrent par ailleurs à la Première Guerre Sainte, répondant à l'appel du Saint du Capitole, et raffirmant encore une fois la liaison de la cité avec le Panthéon Sauvage.
C'est durant l'Ere des Conquêtes que Corbel se métamorphosa petit à petit, pour devenir la plaque tournante commerciale qu'elle est connue aujourd'hui. La victoire à la Parade d'Oacken Hwitfel marqua un changement profond dans la politique de la ville, qui se mit à grandement subventionner les initiatives commerciales. Ce changement de cap, ainsi que la manipulation de certains votes du Sommet pour obtenir des positions commerciales avantageuses, éloigna Corbel du Capitole, eloignement qui fut confirmé avec la fondation et l'installation de la tribu Irvandi au sein de Corbel, événement officiellement désaprouvé par le Capitole.
C'est avec la fin de la construction des Hypertrains Dvar et la place de Corbel au centre de leur réseau grâce à ces généreuses contributions lors de leur construction, que Corbel solidifia finalement sa place de Cité du Commerce, se détachant définitivement de l'ombre du Capitole pour devenir une nation à part entière, bénificiant de sa propre aire d'influence. La plupart de ses actions arrivèrent ainsi sous la surveillance et le patronnage d'Oacken, dont le nom devint rapidement synonyme à la direction de la Belle Cité.
La montée de la Wisehead ne ralentit que peu les affaires de Corbel, celle-ci continuant à faire feu de tout bois, et commerçant avec l'organisation même après sa prise du Capitole. L'événement le plus important pour la ville fut cependant la signature du Traité de Vulkan, durant laquelle les Maalkvis signèrent un accord de non-concurrence avec les caravanes Panolis en échange de la voix de leur représentant pour empécher le vote de l'interdiction de la Première Voie. Ce vote plaça néanmoins Corbel en léger froid avec Karna et encore d'avantage avec le Capitole, ce qui affaiblit suffisamment la position d'Oacken pour qu'une faction opposée ne perce pour la première fois : la faction pieuse, dirigée par Kath Hestcliv, qui depuis a entrepris un rapprochement avec le Capitole et, plus surprenamment, Skalheim.
Les dirigeants de Corbel sont connus sous le nom des Paons immortels, individus ayant gagné l'immortalité grâce au pacte effectué avec le Sorcier du Sud il y a de cela plus de 600 ans. La plupart de ceux-ci habitent à Karna, mais il n'est pas rare de les voir loger, de temps à autres, dans leurs villas au sein de la Belle Ville, en particulier ceux étant impliqués dans sa gestion. Il n'y a pas d'élections à proprement parlée au sein de Corbel, qui est officiellement une théocratie. Pour rejoindre les Paons Immortels, il n'y a qu'une manière : être co-optés par les autres Paons Immortels, ce qui n'arrive presque jamais, ou gagner une des Parades de Beauté de Corbel.
Les Parades de Beauté sont des événements organisés tous les vingt-cinq ans au sein de Corbel, élection durant laquelle les Panolis concourent pour être élu le plus beau ou la plus belle par le clergé de Panol. Cet événement a tendance à provoquer une activité économique sans précédent dans la ville, alors que chaque Panoli dépense sans compter afin d’essayer d’atteindre son apparence idéale. Des accessoires luxueux sont commandés, d’imposants chars sont créés… Tous les artifices sont bons pour épater les autres paons et leur faire atteindre l’extase. Pendant un mois, l’effervescence est totale, jusqu’à ce que le vote ait lieu et que le vainqueur ne soit désigné. Celui-ci est ensuite emmené par le précédent vainqueur jusqu’à Karna et à la Source de la Vie, où il acquiert son statut d’immortel, et rejoint les autres vainqueurs à l’Autel du Paon Illusoire.
Il est courant pour la plupart des membres de l’Autel, ayant acquis l’immortalité, de se désintéresser de la gouvernance de Corbel après leur premier siècle, se consacrant plutôt aux affaires des autres immortels et embrassant pleinement les plaisirs durement gagnés de Karna. Comme toute règle, il y a cependant une exception : Oacken Hwitfell, qui continue, même plus de 450 ans après son élection, de jouer une grande part dans la gestion de la vie du village. C’est lui qui a poussé à sa mercantilisation, prétextant que cela permettrait aux Panolis d’accéder plus facilement à des moyens d’augmenter leur Beauté. Bien que cela soit effectivement le cas, les membres du jeune clergé du Paon Illusoire voient cela d’un mauvais œil et, sans remettre en cause les acquis, aimeraient que les Paons se concentrent sur leur quête de plaisir et de beauté.
Récemment, l'élévation de Kath Hestcliv au rang des Paons immortels a changé la donne. Très impliquée dans la gestion de la ville, elle vise à la faire retrouver sa piété et son allignement d'antan. Depuis, la Belle Cité est le théâtre d'une lutte d'influence entre deux factions : la faction Mercantile, très largement dominante, qui apprécie le statu quo créé par Oacken, et la faction Pieuse, minoritaire et souvent plus jeune, cherchant à un retour aux fondements de leur Foi.
Corbel n'a pas d'armée à elle, à proprement parlée. Bien que disposant d'une garde de la cité, celle-ci serait très probablement insuffisante en cas de guerre. Fort heureusement pour elle, Corbel a beaucoup d'argent, et il est commun pour la plupart des grandes familles de la ville d'avoir, sous leurs ordres, des unités mercenaires qui seraient aisément mobilisables si la situation le demandait. De plus, de par leur alliance avec Karna, il y a fort à parier que la Cité Eternelle interviendrait si sa petite soeur venait à être menacée, et userait de ses Arts Karniques pour la protéger.
La relation de Corbel avec les Neivars est pour le moins compliquée. Tandis que ceux-ci sont presque unanimement détestés de la part des autres espèces Dyrvars, l’acceptation des Irvandi au sein des Panolis a provoqué, avec les années, un changement de l’opinion envers cette ethnie particulière de Neivars. En effet, leur volonté à aider les Dyrvars Paons, contre un gîte et un couvert somme toute très minime comparé au travail qu’ils sont capables de leur fournir, les a fait entrer dans les bonnes grâces de la plupart d’entre eux. Ainsi, de nos jours, les Irvandi n’ont de “serfs” que le nom auprès d’une partie de la population Paon, qui les voit comme des employés et amis estimés (et, encore une fois, très peu coûteux). Ce point de vue semble cependant baisser durant ces dernières années, avec la montée de Kath Hestcliv, prônant un retour à la simplicité et aux traditions d’antan, ce qui incluent une grande méfiance, voir un certain mépris, des Neivars pour leurs actions passées.
A l’opposé sur le spectre relationnel se trouve la tribu dont les Panolis se méfient le plus - les Maalkvi. En effet, il s’agit là de la seule autre culture à visée explicitement marchande de la Brèche. Pour les enfants de Panol, il s’agit donc de rivaux directs, d’une menace à la bonne santé de Corbel. Ils se montrent absolument sans merci quand échangeant avec ces caravanes marchandes, tous les coups - hors d’un usage frontal de la violence - étant bons pour avoir le dessus. Cet état d’esprit, encore plus présent avant que les Irvandi ne diminuent leur animosité à l’égard des Neivars, s’est cependant calmé ces dernières années. En effet, avec le contrat signé lors des Accords de Vulkan, les caravanes Maalkvi sont désormais obligées de lever boutique si elles gênent le commerce d’un Panolis. En pratique, les Panolis feront donc la demande aux Maalkvi de partir… Et les Maalkvi auront tendance à demander de rester, en échange d’un dédommagement sur les biens qu’ils vendent, les caravanes Maalkvi devenant ainsi une nouvelle source de revenues particulièrement profitable pour Corbel.
Ce rapprochement avec les Maalkvis n’est pas du goût de tout le monde, et Karna a enjoint les Panolis à faire attention, craignant que cette association n’apporte le malheur des Dyrvars Paons. Similairement, la plus jeune partie du clergé de Panol, à Corbel, critique ouvertement ces arrangements, rappelant, sous l’influence d’ouvrages envoyés par Kath du Capitole, les exactions Neivar du Premier Âge, et prêchant la méfiance et le rejet de ces “alliés”, proposant un autre partenariat tout aussi contreversé : le commerce avec les Münhirs de Skalheim.
La société Corbelite ne mesure le succès qu'à deux facteurs : beauté et richesse. Les deux sont par ailleurs souvent intrinséquement liés, la richesse permettant d'acheter la beauté, et la beauté d'accéder à la richesse. Au sommet de cette hiérarchie se trouve les grandes familles marchandes : des dynasties de Panolis ayant fait fortune par leur commerce, souvent liés à certains des Paons immortels. En dessous d'elles se trouvent une classe moyenne assez important, composées de nombreux artistes, artisans et autres marchands.
Le bas de la hiérarchie sociale y est cependant moins reluisant. C'est là que se trouvent les basses gens, mercenaires et voleurs vivants dans les Terres franches. Prêt à de nombreuses choses pour avoir une chance à la richesse, et de rejoindre les rangs plus élevés, ils sont souvent engagés par les marchands les moins scrupuleux pour des tâches que des personnes moins désespérées refuseraient.
Corbel est le centre de la vénération de Panol, le Dieu de la Beauté du Panthéon Sauvage, dans la Brèche. L'Autel du Paon Illusoire, l'un des plus grands bâtiments de la Cité, lui est dédié, et son influence y est absolument omniprésente. Les prêtre de Panol y sont particulièrement respectés, et il n'est pas rare de voir les gardes se plier à leurs ordres, à moins que le prêtre n'ait été surpris dans une activité clairement illégale. Le seul endroit où le Culte de Panol est moins influent est l'Hôtel des Ventes de Corbel, fief d'Oacken et de la faction mercantile, où tous se plient au règne de l'argent et du Paon Blanc.
Voici les figures connues de Corbel et des Terres Franches :
Les vêtements de Corbel sont connus pour être particulièrement extravagants et colorés, pour les hommes comme pour les femmes. Chapeaux emplumés, teintes pourpres, écarlates, émeraudes ou saphirs, manches bouffantes, rayures, carreaux... Tout est bon pour être vu, et être remarqué. Il y a cependant tout un art à cela, car la frontière entre l'habit tape-à-l'oeil élégant et la monstruosité colorée de mauvais goût est parfois bien mince, art qui est difficilement maîtrisable. Les tailleurs de la Belle Cité sont donc souvent sollicités, en charge de connaître les dernières modes, et d'être apte à guider leurs clients au travers de celles-ci.