Univers SAVOIR EST POUVOIR

« L'Univers est vaste. Ses paysages, sa faune, sa flore, ses cultures et ses mystères sont d'une innombrable variété et l'histoire qui a façonné les mondes est trop longue pour être résumée. Ainsi, les érudits étudient et consignent les facettes de cette réalité en de larges ouvrages. C'est en l'un d'eux que vous trouvez réponse à vos questions. »

Je dois avouer moi même ne pas connaître tous les haut-faits de Bloom, même s'ils doivent être nombreux pour que les Lifars ne lui aient proposé cet honneur. Malheureusement, la Sylve a tendance à toujours protéger ses secrets. - Chancey Norwich, Sorcière du Nord

Bloom, le Garde-Cycle

Si les Alfars sont souvent reconnus comme les premières victimes de l’Empire Neivar, les Dyrvars sont reconnus comme ceux ayant le plus souffert de ses exactions. Peu loquaces sur les horreurs du Premier Âge, ils ne parlent qu’à demi-mots des blasphèmes et des déicides, mais aussi de la profonde démence qui a gagné l’esprit des leurs par le passé. Principale force de frappe dans la révolte contre les Neivars, c’est de leur sang que le sol fut le plus teinté. Ainsi, si leur passé douloureux les couvre néanmoins de hauts-faits justifiant leur valeur, le présent n’est pas en reste. Aujourd’hui encore, les Dyrvars sont omniprésents dans la Brèche. Ils sont le premier vecteur de la Foi et ainsi, leurs cultes éduquent et transmettent des valeurs aux leurs comme aux fidèles d’autres peuples. Durant toute la première moitié du Deuxième Âge, ils étaient les maîtres de la Brèche avec une hégémonie sur la Clairière de l’Est et sur la Sylve. S’ils ont aujourd’hui perdu en prestige, il était tout naturel pour cette époque de tourner le regard vers eux à la recherche d’un nouveau héros.

Les Mulberhs sont un peuple mystérieux pour les habitants de la Brèche, isolés au plus profond de la Sylve, leurs sorties sont rares et seuls ceux qui traversent les forêts antiques peuvent avoir la chance (ou la malchance) de rencontrer des représentants de cette race plus que territoriale. Ainsi, les origines de Bloom, comptant comme l’un des leurs, sont bien méconnues de tous. Comme beaucoup de ses semblables, Bloom était un pratiquant du Culte de Mu, déité des Cycles, et entretenait à ce titre son propre Jardin, tirant de l’harmonie de cet écosystème sa puissance. Si sa petite taille de moins d’un mètre semblait indiquer la faible surface occupée par son Jardin, la puissance qu’il pouvait déployer révélait quant à elle la puissance individuelle des éléments y figurant et des cycles animant ces derniers. Le Feu, l’Air, l’Eau, la Terre, on dit que le Jardin de Bloom représentait l’harmonie entre ces forces élémentaires et que ce dernier pouvait les manifester dans la subtilité d’une brise comme dans la puissance d’une éruption.

Les hauts-faits de Bloom n’ont que peu fait parler d’eux dans les Clairières de la Brèche, sa légende principalement confinée dans les frontières de la Sylve. On raconte cependant qu’il aurait à plusieurs reprises vaincus monstres et démons approchant l’Yggdrasil, que cela soit pour nourrir son Jardin de leur puissance ou pour protéger ce haut-lieu de la nature. Ce sont ces victoires qui attirèrent un jour le regard des Lifars qui lui proposèrent de rejoindre les Gardiens de l’If, faisant de lui le deuxième Immortel dès lors connu sous le titre de Garde-Cycle, représentant des Dyrvars au sein de cet Ordre. Suite à son intronisation, il aurait continué sa lutte au sein de la Sylve, mettant à terre nombre de puissants démons qui y rôdaient. Si l’ampleur de son travail reste encore aujourd’hui méconnu, il n’en reste pas moins majeur dans la pacification de la Sylve, empêchant les poches démoniaques de s’y développer durant le Deuxième Âge.