Univers SAVOIR EST POUVOIR

« L'Univers est vaste. Ses paysages, sa faune, sa flore, ses cultures et ses mystères sont d'une innombrable variété et l'histoire qui a façonné les mondes est trop longue pour être résumée. Ainsi, les érudits étudient et consignent les facettes de cette réalité en de larges ouvrages. C'est en l'un d'eux que vous trouvez réponse à vos questions. »

Les oeuvres du Culte de l'Artisanat sont toujours uniques et intéressantes. Cela peut vous sembler des paroles en l'air, mais à des yeux d'immortels, c'est suffisamment rare pour être précisé. - Chancey Norwich, Sorcière du Nord

Le Culte de l'Artisanat

Le plan était simple : arriver au couvert de la nuit, alors que le personnel de la Forge se réunissait pour dîner, utiliser les explosifs de Joshua pour en tuer la majorité, puis : entrer dans les lieux, annihiler le reste, prendre les plans entreposés et rentrer à Arkhos. Ce coup devait le rendre connu parmi les Conquérants… lui faire gagner du galon… alors pourquoi…

Derrière lui, des pas résonnent. Une vielle femme, accompagnée d’une chèvre tout aussi âgée, s’approche en traînant péniblement une masse derrière elle, une masse immensément lourde, qu’une personne de son âge ne devrait pas pouvoir manier. “Recule, putain, recule !” L’Arkhois lève son arme, tirant une salve dans un craquement audible de suie et de fumée. Malgré cela, l’ancêtre continue simplement d’avancer, se faisant impacter de plein fouet par les projectiles… qui la traversent… ne laissant que des trous de flammes dorées rapidement refermés.

“Put-” Il essaye de reculer, mais trébuche, s’effondrant sur le sol. Quand il relève la tête, une ombre se trouve au-dessus de lui. Ce marteau, si lourd, est désormais levé bien haut dans le ciel, soulevé comme s’il ne pesait rien par les bras frêles et noueux de son adversaire. L’auréolant d’une lueur presque vengeresse, les mêmes flammes dorées que celles ayant précédé la mort du reste de son équipe dansent autour de l’arme et de sa porteuse, sacrée, impitoyable. “Pitié, n-”.

La finale était devant lui… Thomas regardait son adversaire,  Marthen, un Panolis spécialisée en cuisine exotique. Il ne pouvait pas perdre. Devenir le Meisterkoch de Gartenhaus le rapprocherait un peu plus de son rêve : rejoindre la prestigieuse académie de cuisine du célèbre chef Bohnenkraut. “Anna, donne-moi la louche.” Sa sœur s’approche alors qu’une de ses cornes tombe dans la main de Thomas, devenant une louche. “A vos marques… prêts… partez !”

Le duel était intense. Le Panolis face à lui maniait le couteau avec une dextérité rare, enchaînant sur une patte des prouesses que Thomas peinait à répliquer avec ses deux mains. Finalement, le chronomètre avait atteint sa fin. Dvar et Panolis se tenaient devant le jury, qui s’apprêtait à juger de leurs créations. “Bien, nous allons commencer par celle du candidat Thomas Kicher.” La salle était plongée dans le silence, chacun attendant leur verdict. Le plat du Panolis était sublime, une vraie œuvre d’art représentant le symbole de sa queue. Mais Thomas avait un dernier atout. Alors que le couvercle de son ragoût était levé, celui-ci se mit à luir, tandis que des flammes dorées apparurent, semblant en démultiplier l’arôme. Oui… il avait mis tout son coeur dans cette œuvre… et sa Déesse lui avait répondu.

Les Piliers de la Civilisation

Le Culte de l’Artisanat vénère Wara, la Déesse de l’Artisanat. Son clergé, matriarcal, est majoritairement basé dans les Monts Écarlates, mais dispose de nombreux autels répartis au travers de la Clairière de l’Est. Pratiqué originellement par les Dyrvars-Chèvres, les Waraboucs, il est cependant très ouvert aux étrangers, dû à la chute démographique de ces derniers durant la malédiction de Cora. Ses membres sont le plus souvent des artisans en activité : après tout, la meilleure manière de vénérer la Mère des Arts reste de les pratiquer.

Les prêtres de Wara sont aussi nombreux que les pratiques artisanales elles-mêmes. Ils vivent parfois en société, partageant les merveilles issues de leur labeur, parfois en ermite, étudiant et développant leur art par tous les moyens. Pour eux, le savoir-faire est l’expression absolue de leur dévotion envers Wara. Ses fruits se méritent, et il n’est pas rare que les disciples de la Chèvre Artisane mettent à l’épreuve la valeur des ceux qui viennent y goûter.

Les fidèles du Culte de Wara sont guidés, dans leur vie et dans leur Foi, par les commandements de leur Déesse qu’ils cherchent au mieux à comprendre et à mettre en pratique.

  • Fais en tout Lieu, Temps et Chose.

  • Fais pour Toi comme pour Eux.

  • Fais le Digne et défais l’Indigne.

  • Fais Le et Il te fera.

Le Pouvoir des Artisans

À l’image de Wara, ses fidèles sont les Mères & Pères de l’Artisanat. Ils donnent ainsi naissance à de nombreuses créations. La naissance n’est cependant pas la fin pour un parent, mais le début. Les fidèles de Wara accompagnent ainsi toute la vie de leurs créations. Ils les poussent à donner le meilleur d’elles-mêmes et, parfois, à trouver un partenaire pour la vie. Que cela soit pour les armes, les outils ou le faste, tous ceux qui se reposent sur l’Artisanat feront des Filles de Wara leurs plus précieuses alliées.

Les créations des fidèles de Wara ne sont pas supérieures à celles des profanes, car tout Art sincère est égal. Cependant, sa bénédiction leur permet d’outrepasser nombre de contraintes logistiques entravant l’expression de leurs Arts. En temps de crise, les Flammes d’Or de la Chèvre Artisane permettent même d’altérer les capacités d’un ouvrage — pour le meilleur comme pour le pire — et au créateur de toujours compter sur son Art.