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Condamnés à la perpétuel errance de leurs caravanes, la Brèche ne laissera pas les Maalkvis oublier les erreurs de leurs ancêtres. - Chancey Norwich, Sorcière du Nord
Les Maalkvi forment la tribu la plus grande des Neivars, équivalant à 80% de la population. Ne pouvant pas s’organiser effectivement dans une vie nomade avant autant d’individus, les Maalkvi sont séparés en une multitude de sous-tribus équivalentes maximum à une centaine d’individus. Attirant toujours la méfiance et l'inimité de ceux chez qui ils s'arrêtent, les Caravanes Maalkvi errent ainsi perpétuellement dans la Brèche, essayant de faire le moins de vagues possibles, à la recherche du rêve que leur race désire tant.

Voici l'état des relations entre les Caravanes Maalkvi et le reste du monde :
Voici des exemples de personnages venant des Caravanes Maalkvi :
Il est difficile de dire quand exactement les Maalkvis sont devenus les Maalkvis. On sait la tribu plus vieille que 2A800 - date d'apparition des Augnskaïs - et plus jeune que 2A100 - les Neivars étant encore tués à vue durant la Stabilisation. Les Maalkvis eux-même préférant la tradition orale, l'information de leur formation n'a pas véritablement été gardée, et les autres civilisations ne semblent pas les avoir jugés comme assez important, dans un premier temps, pour noter leur apparition.
L'événement le plus important pour la Tribu Maalkvi fut sans doute la signature, avec l'Empire de Pierre, du Skistnagrëemt en 2A851. A la suite d'une grande vague d'incursions démoniaques, le Kaiser fit appel aux Neivars - ayant l'habitude de lutter contre les démons de par leur propre pratique de la Première Voie - afin de juguler la menace, ce qu'ils réussirent à faire rapidement. Particulièrement satisfait par leur performance, il légiféra leur présence sur le territoire de l'Empire, nommant même le Leikaseekr de la tribu conseiller de l'Empire, en échange de leur lutte continue contre les menaces démoniaques.
La réputation des Neivars et de tous les pratiquants de la Première Voie descendit encore davantage durant l'Ere des Archimages, avec les nombreuses incursions réalisées par la Wisehead. Cela rendit la vie des Maalkvis encore plus compliqué : non seulement devaient-ils lutter contre des démons toujours plus nombreux, mais ils étaient vu avec encore plus de méfiances par les populations locales. Bien que d'importance croissante sur le plan politique, le Kaiser promulgant Décret de Wülfenraum qui donna à tous les exécuteurs Maalkvis un rang équivalent à celui d'un général de l'Armée de Pierre, la perception internationale des Maalkvis et Neivars semblaient redevenir similaire à celle de peu après la Stabilisation.
Cela atteint un tel point que, lors des Accords de Vulkan, la résolution pour interdire la Première Voie dans la globalité de la Brèche était en passe d'être acceptée. Elle ne fut empêché que par un accord des Maalkvis et des Augnskais avec Oacken Hwitfel, le représentant de Corbel et Trésorier de Karna. En échange de nombreuses concessions personnelles, celui-ci accepta finalement de voter contre le projet de loi, empêchant son banissement. Bien que l'ironie d'avoir fait voter le Trésorier de Karna contre les Alfars de Lumière aient été appréciés par les Maalkvis, il durent faire une concession drastique - les Cravanes Maalkvi ont l'interdiction formelle d'entrer en compétition avec les Caravanes Panolis. Ainsi, si une caravane Panolis ne le leur demande, les Maalkvi sont obligés de quitter leur lieu de villégiature, voir même d'arrêter de vendre certains biens dans la zone où ils se trouvent. Pour les Maalkvis qui luttent déjà à vendre leurs marchandises, cela a rendu encore plus compliqué la situation de ce début du Troisième Âge.
Heureusement pour les Maalkvis, les Accords de Vulkan furent également l'endroit où l'Empire de Pierre, en accord avec le Champion de Wara, officialisèrent la dotations aux Executeurs Maalkvi d'armes bénies par Wara, démultipliant leur efficacité. La condition fut cependant posée que leurs utilisateurs ne pourraient jamais avoir fait de Première Voie, dans le but d'éviter à tout prix que ces armes ne tombent entre les mains des Démons, conditions qui fut immédiatement acceptée. Ce nouvel avantage, doublé au soutien des autres races, permit aux Exécuteurs Maalkvis de finalement contenir les Incursions de la Wisehead, et d'avoir une place centrale lors de la Bataille du Capitole.
Ne pouvant pas s’organiser effectivement dans une vie nomade avant autant d’individus, les Maalkvi sont séparés en une multitude de sous-tribus équivalentes maximum à une centaine d’individus. Il existe une Markvodür et un Leikasëekr pour chaque sous-tribu, qui répondent à la Markvodür et au Leikasëekr en chef, qui sont élu à voix majoritaire parmi l’ensemble des Maalkvi. Le rôle de Leikasëekr, signifiant la responsabilité de chef spirituel de la tribu et du plus éminent pratiquant de la Première Voie, est généralement endossé par un homme. Le rôle de Marvkodür, signifiant la responsabilité de cheffe de la tribu, est uniquement endossé par une femme. Un homme Marvkodür n’existe pas, dans aucune des tribus. Également, aucune union ou relation amoureuse ne peut exister entre ces deux postes à responsabilité. L’organisation est stricte dans chaque sous-tribu, tout est fait de manière carrée et protocolaire, pour éviter des débordements qui pourraient exister par le plus grand nombre. Le fait que chaque sous-tribu contient le noyau d’une unité d’Exécuteurs accentue les dispositions assez militaristes des Maalkvi.
La Première Voie n’est pratiquée que par le Leikasëekr de chaque sous-tribu et son apprenti, ainsi que le Leikasëekr en chef. La Première Voie est formellement interdite au reste par souci de préservation et pour éviter toute corruption. Une des responsabilités principales des Maalkvi est le fait d’éliminer toute menace jötnar venant d’individus ayant invoqué hasardeusement des cataclysmes sur la Brèche. Il est très rare que les Maalkvi en viennent à éliminer de réels pratiquants de la Première Voie, car ceux-ci sont généralement plus prudents et ne font pas ce genre d’erreurs, mais les exceptions induisent des combats tout aussi funestes qu’exceptionnels.
Une sous-tribu Maalkvi consiste à hauteur de 2/3 de combattants, formés avec rigueur et forgés par l’expérience. Des artisans existent ainsi qu’évidemment les individus incapables de combattre, c’est-à-dire les enfants et les personnes âgées. Les Maalkvi sont rompus à l’art d’exterminer les jötnars, et les plus aptes sont nommés Exécuteurs, formant une petite élite d’une vingtaine de personnes accompagnées par le Leikasëekr et son apprenti, pour chaque sous-tribu. Ceux-ci affrontent les jötnars les plus terribles et destructeurs, et ils disposent d’une certaine réputation dans la Brèche, souvent positive, mais pas que.
Les Neivars entretiennent une fascination toute particulière pour la voûte céleste et les étoiles, pour des raisons diffuses et parfois confuses, qui ne forment pas réellement un culte ou une religion, mais plutôt une philosophie éparse.
Ils estiment que les divinités qu’ils prient, celles qui répondent à leurs vœux via les pactes obscurs de leur magie, proviennent du Kösmos - l’immense étendue de vide remplie d’étoiles et d’astres tout autour de leur monde. Ces divinités cherchent à tout prix à entrer dans leur monde, et chaque étoile dans le ciel est en réalité une divinité qui les observe. Quelque chose semble empêcher celles-ci d’exercer une réelle influence sur la Brèche, et c’est bien pour cela qu’ils ont besoin des Neivars, et qu’ils acceptent leur pacte.
Les Neivars reconnaissent l’existence du Panthéon du Culte Sauvage, mais n’offrent aucune prière ni adoration envers ceux-ci. Même les déités floues qui semblent liées à leur destiin lors de l’usage de la Première Voie n’en reçoit pas, de par leur caractère ambivalent et la volonté majoritaire des Neivars de toujours s’élever. Pour les Neivars, leur malheur et leur bonheur descendent du ciel. Et lorsque les étoiles tomberont de celui-ci, alors tout prendra fin.
Tous les ans, les trois tribus se réunissent à un même endroit prévu selon des signes précis dans les astres, le vent, leur calendrier antique et des bribes de savoir. Le tout empêche efficacement aux autres races de prédire leur lieu d’arrivée. Grand moment de festivité et de tension, c’est le moment où chacun se retrouve par-delà leurs idéologies (rappelons que les familles peuvent se séparer, chacun peut changer de tribu dès sa majorité). Des liens se nouent et se dénouent au fil du mois, et de nombreux débats et décisions sont prises pour savoir comment leur peuple doit avancer durant l’année à venir.
Les Neivars ayant atteint leurs dix-huit ans, désormais adultes, doivent choisir quelle tribu correspond le mieux à leur idéologie. Qu’importe s’ils doivent quitter leur tribu d’origine, personne ne pourra les empêcher de choisir leur vocation, et les familles font toujours en sorte, par-delà leurs sentiments, de ne pas influencer leurs enfants. Cette décision est très ritualisée et fait l’occasion d’une petite fête au sein de la tribu d’origine, voire celle d’accueil si le jeune adulte viendrait à changer. On lui donnera la position approximative de la tribu qu’il vise selon les astres et les signes, puis s’en suivra une expédition solitaire afin de la rejoindre.
Si un Neivar commet une faute impardonnable, qui n’est pas dépendante de l’idéologie de sa tribu, il peut subir la pire punition qu’il soit : l’Exil. Étant donné que cela ne dépend pas de la vision de la tribu, un pratiquant de la Première Voie au sein des Irvandi ne pourra pas être exilé, bien que l’acte soit impardonnable pour eux, mais on le forcera par exemple à changer de tribu. Cet exil survient donc pour les actes innommables typiques et tout ce qui pourrait mettre en danger l’entièreté de la race. La chose est soumise à une certaine interprétation, cela dit. L’exilé se verra marqué d’un tatouage spécifique sur son front signalant sa condition de paria à tous, avant d’être exilé de sa tribu. Une autre tribu peut récupérer l’exilé, mais le tatouage fera en sorte qu’il reste quelqu’un de détesté et mis à l’écart de la communauté.
Voici les figures connues de l'Empire de Pierre :
Les Maalkvi apprécient porter des tenues rappelant une esthétique militaire, souvent confortable, mais protégeant leur corps de manière efficace. Les couleurs sont peu présentes si ce n’est un morceau de tissu coloré laissé libre au neivar, unique fenêtre de créativité dans ce qui est en réalité, des uniformes sans en être.